Guide · Restauration

Le site d’un restaurant et la réservation en ligne.

Une réservation en ligne enregistre les tables quand le téléphone ne peut pas être décroché : pendant le service, et après la fermeture. Elle ne supprime pas les no-shows — elle permet de les rappeler. Site Essentiel de 690 à 890 € ; un module de réservation connecté au plan de salle relève du sur-mesure, à partir de 2 500 €.

Emilien CorbineauCholet (49)

Un restaurant a deux moments où l’on ne peut pas répondre au téléphone : le service, et la nuit. Ce sont exactement les deux moments où l’on réserve. Tout ce guide tient dans cette phrase.

Le téléphone sonne pendant le service

Il sonne au moment où deux plats partent et où une table attend l’addition. Quelqu’un décroche, mal, note un nom sur un bout de papier, et le nombre de couverts est faux. Ou personne ne décroche, et la table est perdue sans même que vous le sachiez — c’est le pire des cas, parce qu’il ne laisse aucune trace.

Le soir, quand le client cherche vraiment, la salle est fermée et le répondeur ne prend pas de réservation.

Ce que fait une réservation en ligne

  • Elle enregistre quand vous ne pouvez pas décrocher. C’est sa seule vraie raison d’être. Un site est disponible 24h/24.
  • Elle compte à votre place. Le nombre de couverts par service, la durée d’une table, les créneaux réellement ouverts. Elle refuse ce qui ne rentre pas, plutôt que d’accepter ce que vous devrez décommander.
  • Elle confirme. Le client reçoit une confirmation écrite. Il n’a rien noté, mais il l’a.
  • Elle rappelle. Un message la veille. C’est le seul levier sérieux sur les absences.

Les no-shows : ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas promettre

On ne supprime pas un no-show avec un logiciel. Un client qui ne vient pas ne prévient pas — c’est la définition. Ce qu’on peut faire :

  • Rappeler la veille. La plupart des absences ne sont pas des lâchetés, ce sont des oublis.
  • Rendre l’annulation facile. Un lien pour annuler en un clic libère la table au lieu de la laisser vide. Compliquer l’annulation ne fait pas venir les gens — ça vous fait juste perdre l’information.
  • Demander un engagement sur les grandes tables. Une empreinte bancaire ou un acompte, pour un groupe. C’est un choix commercial, à trancher par vous, pas par une agence.

Ce qu’on ne fera pas : vous annoncer un pourcentage d’absences en moins. Personne ne l’a mesuré chez vous.

La carte, les allergènes : la page la plus lue de votre site

Avant de réserver, on regarde la carte. Sur un téléphone, souvent, en marchant. Une carte publiée en PDF est une carte que personne ne lit : elle s’ouvre mal, elle se pince pour zoomer, elle date de l’an dernier.

Une carte en vraies pages web se lit, se met à jour en deux minutes, se fait comprendre de Google, et peut porter les mentions d’allergènes que la réglementation vous impose de tenir à disposition. C’est le travail le plus rentable qu’on puisse faire sur le site d’un restaurant, et c’est le moins glamour.

Si vous ne devez faire qu’une chose sur votre site cette année : sortir la carte du PDF.

Où votre réservation doit vivre

Le site n’est pas le seul endroit où l’on vous cherche.

EndroitCe qu’il faut y faire
Fiche GoogleHoraires justes, photos récentes, lien vers la réservation. C’est la première chose qu’on voit.
Google MapsLa même fiche. C’est elle qui vous fait exister sur un téléphone, dans la rue.
InstagramLe lien de réservation dans la bio et dans les stories.
Plateformes de réservationElles apportent des couverts et prennent une commission. Elles ne remplacent pas un site que vous possédez.

Un bouton « Réserver » directement dans la fiche Google est possible, mais il dépend du système de réservation retenu et des partenaires que Google reconnaît. Ça se vérifie au moment du projet — ça ne se promet pas d’avance.

Ce que ça coûte

  • Site Essentiel — 690 à 890 € selon le contenu. Structure claire, carte en vraies pages, contenu rédigé, fiche Google, référencement local, formulaire de contact. Pour beaucoup d’établissements, c’est suffisant.
  • Site sur-mesure — à partir de 2 500 €. Un module de réservation qui compte les couverts, gère les créneaux, envoie les confirmations et les rappels, et se connecte à votre organisation de salle. Le prix se fixe sur le périmètre réel.
  • Accompagnement — sur devis. Contenu, référencement local, campagnes. Sans engagement.

Dans les trois cas, le site, le domaine et les contenus restent votre propriété.

Questions fréquentes

Combien coûte un site de restaurant avec réservation en ligne ?

Le Site Essentiel va de 690 à 890 € selon le contenu : structure, carte en vraies pages web, textes rédigés, fiche Google, référencement local, formulaire de contact. Un module de réservation qui compte les couverts, gère les créneaux et envoie confirmations et rappels relève du sur-mesure, à partir de 2 500 €.

La réservation en ligne supprime-t-elle les no-shows ?

Non, et personne ne devrait vous l’affirmer. Ce qu’elle permet, c’est de rappeler le client la veille — la plupart des absences sont des oublis —, de rendre l’annulation facile pour libérer la table, et de demander une empreinte bancaire ou un acompte sur les grandes tables si vous le décidez. Aucun chiffre d’amélioration ne peut être annoncé à l’avance.

Faut-il publier sa carte en PDF ?

Non. Un PDF s’ouvre mal sur un téléphone, se lit en pinçant l’écran, et Google n’en fait rien. Une carte en vraies pages web se lit, se met à jour en deux minutes et peut porter les mentions d’allergènes. C’est le travail le plus utile qu’on puisse faire sur le site d’un restaurant.

Le bouton « Réserver » peut-il apparaître dans ma fiche Google ?

C’est possible, mais cela dépend du système de réservation retenu et des partenaires que Google reconnaît. C’est une chose à vérifier au moment de choisir l’outil — pas une promesse à faire avant d’avoir regardé.

Les plateformes de réservation remplacent-elles un site ?

Non. Elles apportent des couverts et prélèvent une commission sur chacun. Votre site, lui, vous appartient : le domaine, les contenus et les réservations qui y arrivent sont à vous. Les deux coexistent très bien — à condition de ne pas confondre le canal loué et la maison.